Entretenir son jardin à la main, sans machines, qu'est-ce que c'est ?

 

Entretenir son jardin sans machines ne date pas d'aujourd'hui. Il a longtemps été le seul moyen d'entretenir les espaces verts naturels et est encore une pratique courante dans les jardins de certains châteaux tels que Versailles.

 

Cette méthode de travail revient au goût du jour principalement en milieu urbain ou semi-urbain car elle convient parfaitement aux petits jardins de ville qui ne dépassent que rarement plusieurs centaines de mètres carrés. En effet, l'utilisation de machines n'est pas toujours pertinente et peut même se révéler contraignante. C'est la raison pour laquelle certains professionnels équipés pour de gros travaux, et pour qui un petit espace vert ne représenterait que trop peu de temps de travail, refusent parfois d'intervenir.

 

Mais surtout, un travail motorisé n'est pas systématiquement nécessaire et moins cher. Le jardinier qui préfère les outils manuels peut être tout aussi rapide sur certaines tâches et, s'il l'est moins sur d'autres, il adaptera son tarif en conséquence.

 

Bien sûr, parfois, il n'est tout simplement pas imaginable de recourir à un travail sans moteur tout bonnement parce que c'est impossible comme pour certains travaux d'élagage ou de terrassement.

 

Pourtant, bien souvent, le travail sans moteur reste une option cohérente. C'est pourquoi les conseils avisés d'un jardinier professionnel, avec un devis clair et précis, sont souvent le meilleur moyen de se faire une idée.

 

Avoir chez soi un jardinier qui travaille à la main offre tout un tas d'avantages. On pense souvent en premier lieu à l'aspect écologique. Les outils manuels n'utilisent évidemment ni carburant ni huiles de moteur, leur fabrication est plus économe en matériaux et ils ne se jettent jamais. Contrairement au taille-haie que l'artisan doit remplacer au bout de quelques années, et même parfois quelques mois, une cisaille de bonne qualité, bien entretenue, suivra le jardinier toute sa vie. Elle demandera seulement à passer de temps en temps chez le rémouleur qui l'affûtera et maintiendra son tranchant.

 

C'est aussi une démarche de protection de la nature et du végétal qui est en jeu. Les tondeuses motorisées et les débroussailleuses sont des outils extrêmement meurtriers pour la faune qui habite nos pelouses. Les insectes notamment et parfois d'autres animaux comme des souris ou des orvets sont littéralement tués lors des tontes. Une tondeuse hélicoïdale ou le passage de la faux, lorsque la pelouse a été abandonnée trop longtemps, est bien moins dangereux pour cette faune.

Le passage du taille haie hache plus qu'il ne coupe la branche et expose le végétal à de sérieux dangers. Outre l'aspect visuel discutable c'est la porte ouverte aux maladies qui peuvent profiter de la plaie pour infecter votre arbuste. La cisaille lorsqu'elle est bien aiguisée tranche de manière nette et précise, ce qui est préférable. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on conseille systématiquement le travail à la cisaille sur des végétaux sensibles comme le buis, l'aucuba et tant d'autres.

 

On parle de plus en plus aujourd'hui de pollution visuelle, on remet en cause l'éclairage publique la nuit ou encore les devantures de certains magasins éclairées sans interruption. Petit à petit émerge également la notion de pollution sonore. Les outils à moteur sont une source de bruit au jardin qui ne profite ni à vous, ni à vos voisins, ni au jardinier. Un jardinage à la main c'est pour vous le plaisir de profiter de la quiétude de votre résidence même pendant les travaux et un plaisir pour votre jardinier qui peut savourer le bonheur de travailler en extérieur.

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L'eau au jardin

L'eau au jardin : une ressource primordiale à maîtriser grâce au récupérateur d'eau de pluie et au paillage.

 

Les étés de plus en plus secs et les restrictions d'utilisation de l'eau au jardin qui en découlent nous contraignent parfois à ne plus pouvoir arroser au moment où il devient capital de le faire.

Certaines plantes supportent la sécheresse, d'autres ont des racines suffisamment profondes pour aller chercher l'eau en profondeur dans les sols. Mais les autres souffrent énormément de cette situation lorsque cela ne va pas carrément jusqu'à les faire mourir. Les jeunes plantations sont prioritaires mais à certains moments il devient indispensable d'arroser certains végétaux, même installés au jardin depuis des années.

 

Afin de pouvoir continuer de profiter de l'eau en cas de restrictions il devient judicieux d'installer un récupérateur d'eau de pluie. En fonction de la taille du jardin et des autres usages que l'on pourrait avoir à en faire (lessive, ménage, nettoyage d'une voiture...) il convient d'installer une cuve suffisamment conséquente, le plus souvent entre 1 000 et 9 000 mètres cubes.

 

C'est un geste qui peut réellement sauver votre jardin et c'est aussi une action écologique. En effet, même s'il n'y a pas de texte permanent en vigueur concernant la restriction de l'eau, mieux vaut arroser avec l'eau de pluie qu'avec de l'eau du robinet dont l'usage puise dans les ressources et nécessite un traitement onéreux.

 

L'arrosage à l'eau de pluie présente aussi des qualités préférables à l'eau du robinet. Outre le fait d'être déjà à température ambiante, l'eau de pluie ne comporte pas de calcaire contrairement à celle de nos nappes phréatiques. Ce calcaire modifie la constitution du sol et peut se révéler très néfaste pour certaines plantes et tout particulièrement celles dites de terre de bruyère.

 

Rhododendrons, azalées, hortensias... toutes ces plantes qui se plaisent dans un milieu acide ne supportent pas le calcaire. Il peut les faire jaunir et les tuer à long terme, ce qui oblige parfois à devoir déterrer un vieil arbuste afin de remplacer sa terre par de la terre de bruyère fraîche.

 

Tout aussi important que le récupérateur d'eau de pluie, voici le paillage.

 

Le paillage est le moyen le plus simple d'économiser l'eau au

jardin et de s'épargner du temps de travail en arrosage car il

diminue l'évaporation de l'eau présente dans le sol.

Avec un bon paillage il est possible d'économiser jusqu'à 40%

d'eau.

De manière générale, il empêche aussi les mauvaises herbes

de pousser, protège les racines du froid l'hiver et de la chaleur

l'été. Lorsqu'il se décompose naturellement il nourrit la terre

en continu et entretient la vie microbienne du sol.

Il ralentit également l'érosion des sols.

Mais pour pouvoir en profiter pleinement il s'agit , dans un

premier temps, de trouver le paillage adapté.

 

Les copeaux ou les aiguilles de pins, acidifiant les sols, sont à

réserver aux plantes de terre de bruyère, pour les autres on

préférera un copeau de bois neutre type châtaignier ou des

paillettes de lin, de chanvre.

 

Au potager, autour des légumes, un paillage de paille classique

ou de paille de chanvre, en plus des vertus citées précédemment, apportera une protection supplémentaire contre le froid et les grosses chaleurs grâce à son isolation naturelle.

 

Quand l'automne arrive, pailler au jardin avec les feuilles mortes est une très bonne idée. En plus d'être élégant avec toutes ses couleurs, un paillage touffu de feuilles nourrit la terre efficacement et offre des refuges naturels pour la faune sauvage, insectes et araignées des jardins mais également les hérissons, alliés de poids dans la lutte contre les limaces.

 

Acquérir un broyeur électrique ou thermique se révèle un outil très pratique pour faire soi-même son paillage avec ses propres déchets verts. Il les valorise, vous évitant de devoir vous en débarrasser, et vous offre un paillage tout frais et disponible sur place. Broyer les feuilles et branches suite à la taille des haies ou des arbustes est la meilleure manière de s'y prendre.

Evidemment, si vous avez dans votre jardin beaucoup d'arbustes ou d'arbres acidifiants type cyprès, thuyas, pins... mieux vaut éviter de les ajouter à votre broyat ou tout du moins le faire en quantités réduites.

Pour terminer, il reste l'option des paillages minéraux.

Un parterre habillé de pouzzolane, d'ardoises ou encore de graviers est très esthétique. Il protège également de l'évaporation de l'eau, du désherbage et se réchauffe très vite avec le soleil. Il emmagasine la chaleur, ce qui en fait un paillage fantastique pour les plantes ayant besoin d'avoir les racines au chaud. Contrairement aux paillages de végétaux qui nécessitent d'être alimentés régulièrement, lui, une fois en place, n'a plus besoin d'entretien.

 

Son désavantage : il ne nourrit absolument pas le sol et n'est pas aussi écologique que le paillage végétal. Il reste, malgré tout, une option très intéressante dans certains cas.

Le paillage d'un plan de tomate.

 

L'entretien des outils à main

Les outils manuels sont des objets qui peuvent, s'ils sont bien entretenus, se garder de longues années, voire une vie entière s'ils sont de qualité. Contrairement aux outils motorisés il s'agit d'un entretien simple, à réaliser soi-même, et pour un prix dérisoire.

Les lames des outils servant à la taille des végétaux : sécateur, coupe-branche, cisailles, doivent régulièrement être nettoyées, au moins une fois par mois pour un usage à la maison afin que la sève des végétaux ne s'accumule et n'entrave leur fonctionnement. Et pour ceci rien de tel que le vinaigre !

Personnellement, j'utilise du vinaigre de vin blanc, il coûte peu et se trouve partout. J'imbibe un vieux chiffon et je frotte jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de trace de sève. Il faut au passage en profiter pour nettoyer tous les roulements ou les axes de l'outil, au vinaigre également.

 

Ensuite, je graisse les parties métalliques avec de l'huile d'olive, une huile réputée depuis longtemps pour protéger les aciers, à l'aide d'un petit spray à poussoir. Cela les protège efficacement contre la rouille.

 

Pour les manches en bois en revanche le mieux reste l'huile de lin. Un huilage annuel des manches  maintient le bois dans un état optimal.

 

Pour les outils en contact avec la terre comme la pelle, la bêche, la grelinette... il est parfois conseillé de les nettoyer en enlevant la terre avec une brosse métallique. Cependant, je ne conseille de le faire qu'en cas de rouille sévère car ce type de brosse arrache le revêtement qui protège les métaux.

Une brosse plus douce, en chiendent par exemple, fera parfaitement l'affaire. Ensuite, un léger graissage à l'huile d'olive pour le métal et à l'huile de lin pour le bois et le tour est joué.

 

Le stockage des outils compte aussi pour beaucoup, le mieux étant un endroit sec et aéré. Il faut installer ses outils les parties métalliques vers le haut et, si possible, sans contact avec le sol.

 

Et surtout, ne jamais négliger l'affutage de ses lames. Une lame bien aiguisée facilite le travail et protège le végétal de plaies éventuelles.

 

 

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